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Si l'on juge sur l'apparence on ne peut pas douter
de la volonté de la Commission de Romano Prodi de faire face
aux dangers du tabagisme. Les récentes mesures prises par
l'exécutif communautaire ont été nombreuses.
On peut rappeler l'interdiction de faire de la publicité
de cigarettes, la diminution de la quantité de nicotine et
du goudron, l'obligation d'imprimer sur le paquet des photos choc
qui décrivent le maladies provoqués par le tabac.
De plus l'une des prochaines écrites que nous lirons sur
le paquet de cigarettes sera " la fumée peut provoquer
une morte lente et douloureuse ". Il y a aussi un programme
appelé " L'Europe contre le cancer ", visé
à financer la recherche médicale dans le domaine.
Pas question donc d'accuser de paresse le commissaire à la
santé David Byrne.
En envisageant la quantité des efforts afin de susciter une
catharsis dans l'âme des fumeurs européens, c'est difficile
de mettre en discussion les bonnes intentions poursuivis par la
Commission. Mais il y a une petite chose, un petit point bien caché
dans les tunnels du consistant bilan de la politique agricole commune,
qui concerne les agriculteurs européens de feuilles du tabac.
Les maisons productrices de " blondes " sont mis à
l'abris par les attaques des autres concurrents mondiaux : chaque
année ils reçoivent 911 millions d'euros. Au contraire
l'Union destine seulement 125 million d'euros au programme "
L'Europe contre le cancer ". Le fossé économique
qui existe entre le deux finalités est bien évidente.
D'un coté l'Union européenne organise une vraie croisade
contre le tabagisme, de l'autre elle donne aux producteurs de tabac
une somme huit fois supérieure qu'aux chercheurs médicaux.
Le choix fait à Bruxelles entraîne toute une série
de questionnes. Est qu'on peut tolérer au nom du protectionnisme
de la politique agricole commune la décision d'aider ceux
qui produisent la même substance qui provoque les maladies
que l'Union veut à tout prix effacer? Est que c'est vraiment
admissible de ménager le chèvre et le chou?
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