euradiophoria n. 1 - 18/07/2001


  

DAVID SOLDINI a

 
Jef-set
   DURÉE: 1'50"

Le voyage est long mais j en vois deja la fin. Combien de jours, à travers le desert, les pays en guerre, la faim, l'umiliation, la sensation de ne plus exister, plusieurs fois deplacé, re-deplacé, j'ai fuit, refuit, et enfin, me voilà réfugié !
Je m appelle Ahmet et je suis Kurde : Ma terre, c'est le Kurdistan et mon pays n existe pas. J'ai connut la violence de mes compatriotes iraniens, la haine et la folie des soldats irakiens, la répression et l'humiliation en Turquie, mais je suis vivant, et demain je serai libre. J'arrive en Europe. L'Europe je l'ai toujours révé, depuis les temps de l'université, a Teheran. Je m'étais lié d'amitié avec n professeur libanais, il m'enseigna un peu de français et me fit lire les filosophes. Ceux de l'illuminismes, Voltaire, Rousseau, puis l'école allemande, Hegel, Kant, puis… j'ai tout oublié. Tant d'années sont passées, les choses ont tellement changé. Mais une chose ne m'a jamais abandonné : le reve d'aller en Europe, la terre de la liberté, du progrés, de l'art, un concentré d'humanité et d'humanisme.
Le trafficant qui m'a chargé sur son bateau me semble honnete. Etrange pour quelqu'un qui gagne sa croute en vendant de laa drogue et des femmes… il m'a fait un bon prix et ha promis de m'amener en Italie : Puis je prendrai un train, direction Paris, puis l'Allemagne : J'ai un cousin a Berlin, il me semble, pas de nouvelles depuis des années… mais on m a dit que la-bas ça paye bien. Je me trouve une petite femme, un boulot, je fais des enfants et je vis enfin comme un homme normal. Tout cela, j aurai voulu le faire en Iran, a Teheran,, une femme, j en avais deja trouvé une, un travail, apres l'université je l'aurai trouvé sans problème, mai, après il y a eut tout le bordel… Heureusement, l'Europe existe, terre d'accueil pour tout les déplacé de la planète, pays unis pour le progrès, la paix, la tollérance. " Liberté, égalité, fraternité " disait toujours mon professeur.
Enfin, voilà la cote italienne, mes compagnon hurle " Bari, Bari ", mais ces vedettes, qu'est ce que c'est, la police. Tout le monde s'agite, hé, mais le capitaine fuit… moi, je ne fuit pas, je sais ce qu'il m'attend, je regarde l'Europe et sourrit…

de profundis