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Le voyage est long mais j en vois deja la fin. Combien
de jours, à travers le desert, les pays en guerre, la faim,
l'umiliation, la sensation de ne plus exister, plusieurs fois deplacé,
re-deplacé, j'ai fuit, refuit, et enfin, me voilà
réfugié !
Je m appelle Ahmet et je suis Kurde : Ma terre, c'est le Kurdistan
et mon pays n existe pas. J'ai connut la violence de mes compatriotes
iraniens, la haine et la folie des soldats irakiens, la répression
et l'humiliation en Turquie, mais je suis vivant, et demain je serai
libre. J'arrive en Europe. L'Europe je l'ai toujours révé,
depuis les temps de l'université, a Teheran. Je m'étais
lié d'amitié avec n professeur libanais, il m'enseigna
un peu de français et me fit lire les filosophes. Ceux de
l'illuminismes, Voltaire, Rousseau, puis l'école allemande,
Hegel, Kant, puis
j'ai tout oublié. Tant d'années
sont passées, les choses ont tellement changé. Mais
une chose ne m'a jamais abandonné : le reve d'aller en Europe,
la terre de la liberté, du progrés, de l'art, un concentré
d'humanité et d'humanisme.
Le trafficant qui m'a chargé sur son bateau me semble honnete.
Etrange pour quelqu'un qui gagne sa croute en vendant de laa drogue
et des femmes
il m'a fait un bon prix et ha promis de m'amener
en Italie : Puis je prendrai un train, direction Paris, puis l'Allemagne
: J'ai un cousin a Berlin, il me semble, pas de nouvelles depuis
des années
mais on m a dit que la-bas ça paye
bien. Je me trouve une petite femme, un boulot, je fais des enfants
et je vis enfin comme un homme normal. Tout cela, j aurai voulu
le faire en Iran, a Teheran,, une femme, j en avais deja trouvé
une, un travail, apres l'université je l'aurai trouvé
sans problème, mai, après il y a eut tout le bordel
Heureusement, l'Europe existe, terre d'accueil pour tout les déplacé
de la planète, pays unis pour le progrès, la paix,
la tollérance. " Liberté, égalité,
fraternité " disait toujours mon professeur.
Enfin, voilà la cote italienne, mes compagnon hurle "
Bari, Bari ", mais ces vedettes, qu'est ce que c'est, la police.
Tout le monde s'agite, hé, mais le capitaine fuit
moi,
je ne fuit pas, je sais ce qu'il m'attend, je regarde l'Europe et
sourrit
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