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Manif globale anti-G8, justice tout aussi globale
après le G8. Ceci est l'esprit des initiatives annoncées
par les gouvernements de Berlin, Londres, Paris et Athènes
pour l'après-Gênes. Indépendamment des chances
de réussite de la proposition faite par l'opposition italienne
d'instituer une commission d'enquête parlementaire, l'Europe
est déjà elle-même en train de juger le gouvernement
Berlusconi. Un procès au nom des actes de violence inouïs.
A Gênes les droits démocratiques ont été
bafoués, dénonce toute la presse européenne,
et l'exécutif italien doit en répondre.
En ce moment la pression de l'opinion publique est forte. Il y a
eu de nombreuses manifestations face aux consulats italiens de différentes
villes d'Europe et du monde. Il y a surtout l'envie d'en savoir
plus sur les manifestants "desaparecidos" et la rage pour
les violations répétées de l'"habeas corpus",
l'ensemble de droits reconnus à la personne en garde a vue.
Aussi l'organisation non gouvernementale Reporters Sans Frontières
mènera une enquête pour découvrir les auteurs
des violences à l'encontre de dizaines de journalistes.
Témoignages, plaintes, recours et demandes d'explication
semblent remplir la boîte aux lettres du gouvernement de Silvio
Berlusconi. Mais, afin d'évaluer les responsabilités
des militaires italiens, l'action judiciaire européenne pourrait
suivre différentes voies d'action.
Amnesty International demande une commission d'enquête internationale
et indépendante. Le Parlement européen pourrait accueillir
cette requête pendant la session plénière au
mois de septembre. Une autre possibilité - intégrative
mais pas forcement alternative - est le recours d'un ou de plusieurs
Etats à la Cour européenne de droits de l'homme de
Strasbourg.
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