euradiophoria n. 2 - 04/08/2001


  

PIERDAVID PIZZOCCHERO

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Justice après le G8
1'15''

Manif globale anti-G8, justice tout aussi globale après le G8. Ceci est l'esprit des initiatives annoncées par les gouvernements de Berlin, Londres, Paris et Athènes pour l'après-Gênes. Indépendamment des chances de réussite de la proposition faite par l'opposition italienne d'instituer une commission d'enquête parlementaire, l'Europe est déjà elle-même en train de juger le gouvernement Berlusconi. Un procès au nom des actes de violence inouïs. A Gênes les droits démocratiques ont été bafoués, dénonce toute la presse européenne, et l'exécutif italien doit en répondre.

En ce moment la pression de l'opinion publique est forte. Il y a eu de nombreuses manifestations face aux consulats italiens de différentes villes d'Europe et du monde. Il y a surtout l'envie d'en savoir plus sur les manifestants "desaparecidos" et la rage pour les violations répétées de l'"habeas corpus", l'ensemble de droits reconnus à la personne en garde a vue. Aussi l'organisation non gouvernementale Reporters Sans Frontières mènera une enquête pour découvrir les auteurs des violences à l'encontre de dizaines de journalistes.

Témoignages, plaintes, recours et demandes d'explication semblent remplir la boîte aux lettres du gouvernement de Silvio Berlusconi. Mais, afin d'évaluer les responsabilités des militaires italiens, l'action judiciaire européenne pourrait suivre différentes voies d'action.

Amnesty International demande une commission d'enquête internationale et indépendante. Le Parlement européen pourrait accueillir cette requête pendant la session plénière au mois de septembre. Une autre possibilité - intégrative mais pas forcement alternative - est le recours d'un ou de plusieurs Etats à la Cour européenne de droits de l'homme de Strasbourg.

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