euradiophoria n. 3 - 18/09/2001


  

DAVID SOLDINI

ascolta

jef-set

Je suis enfin et de nouveau libre, mais cette fois, libre pour de bon. De Bari, j ai pris le train, peur, sueur, puanteur… Dormir, il faut que je dorme, cela fais trois jours, caché au fond d'un wagon, abandonné le rêve de voir Paris, j'espère reussir à voir Berlin. Je traverse l'Autriche, la Carintie, Vienne, première ville cosmopolite d'Europe, et me voilà en Allemagne. Etrange, il y a des policiers à la frontière, mais si l'Europe est unie, pourquoi des frontières, pourquoi des policiers? Je n'y comprends pas grand chose, fatigue et angoisse, faim et soif… Il faut que je descende de ce train, que je me lave… on arrive a Francfort.
On m'avait parlé d'un petit homme vert, il s'occupait d'immigration ici en Allemagne, puis il partit pour la France, maintenant il est a Bruxelles. Dany, on l'appellait, mais etait il rouge ou vert?? En tout cas lui il aurait pu m'aider. Il semble qu'il aimait la vie, la nature et l'Europe, comme moi… dommage qu'il ne soit plus là.
J'ai trouvé un pont, lumière rouge et seringue, demain je repart pour Berlin, je serre bien fort mon petit papier, le nom de mon cousin, c'est tout ce qu'il me reste. La liberté n'existe que dans nos rêve, ici en Europe, c'est pire qu'ailleurs, mais je rêve encore… Berlin