|
Est-ce qu'on peut garder l'espoir que l'Union européenne
joue un rôle de médiation dans le conflit israélo-palestinien
? Difficile. Bien sur, on ne peut pas nier qu'au cours des années
les efforts de médiation entre Israël et la Palestine
ont été très intensifs : certaines nations
européennes comme l'Italie et la Norvège sont considérés
comme des interlocuteurs privilégiés. L'Europe a essayé
- même auprès des Nations Unies - d'encourager le dialogue
et la paix.
Plusieurs fois le Parlement européen a confirmé la
disponibilité à envoyer des observateurs internationaux
dans la région moyen-orientale pour témoigner du respect
ou de la violation des accords.
Dans le document final de la récente conférence de
l'Onu de Durban, écrit avant les attentats aux Etats Unis,
l'Union européenne a réussi à souligner la
croissance du racisme anti-islamique.
Mais les délégations d'Israël et des Etats Unis
ont quitté la conférence. Même s'il était
important de prendre acte du problème, ceci est un pas en
arrière d'un point de vue strictement diplomatique. En outre,
le premier israélien Sharon est toujours menacé par
une enquête des magistrats belges pour crimes contre l'humanité
ce qui renforce les tensions entre Israel et l'Europe..
On ne peut évidemment pas négliger le climat engendré
par les attentats aux Etats Unis qui risquent d'abîmer ou,
même, de ne pas faire débuter du tout les negociés
de paix.
En outre, le même climat a provoqué une accélération
des événements qui a confirmé le recours aux
schémas traditionnels de la diplomatie.
Les Etats Unis visent à imposer la reprise des tractations
en conséquence la diplomatie européenne semble être
mise à l'écart.
Malgré les récents efforts déployé par
l'Union pour renforcer le deuxième pilier le chemin semble
encore long. En reprenant un bon mot du clairvoyant Kissinger, on
peut se demander quand l'Europe pourra enfin répondre au
téléphone d'une seul voix et modifier réellement
le destin du monde. Bush, quant à lui continue de téléphoner
tranquillement.
|